Les lingettes désinfectantes et nettoyantes sont largement utilisées au quotidien. Mais derrière un usage anodin en apparence se cache une problématique majeure pour les réseaux d’eaux usées et l’environnement.
Bouchons et débordements
Au fil des années, et notamment depuis la pandémie de Covid-19, l’usage des lingettes a explosé. Elles finissent très souvent leur courte vie dans les toilettes, entrainant une importante accumulation de déchets dans les canalisations d’eaux usées. Car contrairement au papier toilette, les lingettes ne se désagrègent pas dans l’eau, même celles dites « biodégradables ». Elles circulent dans les canalisations, s’agglomèrent et provoquent des obstructions parfois importantes. Mélangées à des graisses et autres déchets, elles forment des amas compacts, capables de bloquer complètement les réseaux et de provoquer des débordements.
80% des déchets extraits
Les conséquences ne se limitent pas aux canalisations. Dans les stations d’épuration, ces déchets occasionnent des dommages sur les équipements, en s’enroulant autour des dispositifs mécaniques ou en obstruant les filtres et les pompes. À l’échelle nationale, le phénomène est d’ampleur. Selon l’ADEME*, les lingettes représenteraient 80% des déchets extraits des installations. Pour Loire Forez agglomération, qui gère les stations et les réseaux, la problématique est identique, générant des dysfonctionnements et d’importants coûts de gestion supplémentaires. En parallèle, leur dispersion dans le milieu naturel contribue à la pollution plastique et menace directement les écosystèmes aquatiques.
Gestes responsables
Face à ce constat, changer de comportement s’impose. Jeter les lingettes à la poubelle (grise) est le premier réflexe à adopter. Il existe aussi des alternatives, comme les lingettes réutilisables. Plus économiques et écologiques, elles contribuent à réduire la production d’ordures ménagères non valorisables.