Compostage : valoriser nos biodéchets

Composteur et bio-seau

Depuis le 1er janvier 2024, tous les ménages doivent pouvoir trier leurs biodéchets (Loi AGEC). C’est-à-dire : trier à la source les déchets biodégradables.

Le compostage permet de valoriser les déchets de cuisine ou de jardin et ainsi d’éviter l’enfouissement de 100 kg de biodéchets par an et par foyer. Ils représentent 1/3 de nos poubelles et sont composés à 80% d’eau.

Nos biodéchets ne sont pas des déchets, mais des ressources encore utiles. Par le compostage, ils retournent à la terre pour redevenir des éléments naturels et enrichir les sols.

Pour des millions de Français, composter est devenu une pratique quotidienne, tout comme le tri des autres déchets recyclables. Pour faciliter cette démarche, Loire Forez agglomération propose des composteurs individuels à tarif préférentiel et accompagne la mise en place de site de compostage partagé en quartier et pied d’immeuble.

Sommaire

Le compostage, c’est quoi ?

Le compostage est la décomposition des matières organiques par les micro-organismes du sol (bactéries, champignons…), en présence d’oxygène et d’eau. Au terme de ce processus naturel, on obtient un produit comparable au terreau, appelé compost. Mélangé à la terre, il favorise la croissance des plantes, sans produit chimique.

C’est donc un allié idéal pour votre potager, vos fleurs, vos plantes en pot, les espaces verts de votre résidence… En plus, composter c’est facile et c’est gratuit !

Quels déchets puis-je composter ?

Pour transformer ses déchets organiques en compost, il suffit de respecter quelques règles simples

  • les matières vertes / humides (2/3) : épluchures de fruits (même agrumes) et de légumes, fruits et légumes abîmés, pain rassis, filtres et marc de café, sachets de thé, coquilles d’œufs concassées, restes de repas (en petite quantité), fleurs et plantes d’intérieur…
  • les matières brunes / sèches (1/3) : branchages broyés, copeaux de bois, feuilles mortes, carton brun déchiré en morceaux, mouchoirs en papier, papier essuie-tout, tonte de gazon séchée (en petite quantité), …

  • litière d’animaux de compagnie,
  • mégots de cigarette,
  • carton glacé,
  • herbes indésirables montées en graines,
  • cendres de bois,
  • matériaux non organiques (sacs d’aspirateurs, sacs dits “compostables”, métal, verre)…

1. Diversifier les apports
Je veille à composter environ 2/3 de matières vertes / humides (épluchures…) pour 1/3 de matières brunes / sèches (broyat, feuilles mortes…).

2. Aérer le compost
J’aère mon compost pour accélérer la décomposition et éviter les mauvaises odeurs.

3. Surveiller l’humidité de votre compost
Le compost doit être humide mais sans excès.

  • Trop d’humidité empêche l’aération : le compostage est freiné et des odeurs désagréables se dégagent.
    Si c’est le cas, on peut étaler le compost quelques heures au soleil ou le mélanger avec du compost sec ou de la terre sèche.
  • Pas assez d’humidité : les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus s’arrête.
    Il faut alors arroser le compost.

Acheter un composteur individuel à tarif préférentiel

Nous proposons des composteurs en bois d’une capacité de 400L.

Un bio-seau est également fourni. Celui-ci permet de stocker les déchets alimentaires dans votre cuisine avant de les ajouter au composteur. Vous pourrez également acquérir un “brass compost” : cet outil pratique vous permet d’aérer en profondeur sans effort.

Tarifs subventionnés :

  • Composteur bois (400L) + bio-seau : 25€*
  • Composteur + bio-seau + brass compost : 35€*
  • Brass compost seul : 10€*

Loire Forez Agglo subventionne ces composteurs afin de favoriser l’accès au plus grand nombre à cette pratique. Ils sont donc réservés aux habitants de nos 87 communes.

Les composteurs se présentent en kit (3 parties de 7kg chacune) et rentrent sans problème dans le coffre d’une voiture (n’hésitez pas à venir à plusieurs si vous craignez de ne pouvoir porter le composteur).

*Tarifs subventionnés pour l’achat d’un premier composteur ; si votre foyer souhaite acquérir un autre composteur, il ne sera pas subventionné.

Distributions prochaines SANS réservation préalable :

  • Lundi 24, mercredi 26 et samedi 29 juin 2024, de 10h30 à 19h30 | BARD, salle du Perron
  • Lundi 1er, mercredi 3 et samedi 6 juillet 2024, de 10h30 à 19h30 | NOIRÉTABLE, parking de la Passelière
  • Lundi 8, mercredi 10 et samedi 13 juillet 2024, de 10h30 à 19h30 | SAINT-LAURENT-ROCHEFORT, parking de la salle des fêtes, sauf le samedi : parking de l’église.
  • D’autres permanences vont être organisées à proximité de chez vous (lieux annoncés ici prochainement)…

Merci de vous munir d’un justificatif de domicile et d’une pièce d’identité.

Mettre en place un site de compostage partagé

Compostage partage

Vous souhaitez composter mais vous n’avez pas la place d’installer un composteur individuel chez vous ? Pourquoi ne pas installer un composteur partagé dans votre résidence, au pied de votre immeuble ou dans votre quartier ?

Cela permet non seulement de réduire les biodéchets de la poubelle et de les valoriser au sein de votre copropriété (usage pour les fleurs d’appartement, jardinières, espaces verts collectifs) mais également de recréer du lien entre voisins.

Loire Forez peut vous accompagner dans cette démarche en mettant à votre disposition le matériel nécessaire et en assurant le suivi hebdomadaire du site de compostage.

Si vous souhaitez étudier la mise en place d’un site de compostage partagé près de chez vous, nous vous invitons à faire part de ce projet à votre bailleur, syndic pour un site sur le domaine privé ou auprès de votre mairie pour un site sur le domaine public.

Tout projet sera étudié et une visite sur place pourra être organisée.

Contact : compostage@loireforez.fr | 04 26 54 70 50

Foire aux questions (FAQ)

Votre composteur doit être installé près de la maison, dans un endroit facile d’accès. Choisissez idéalement un endroit plat, semi ombragé et à l’abri du vent. Installez le composteur directement sur le sol avec éventuellement un “lit” d’orties.

Il n’est pas interdit de placer le composteur en limite de propriété, mais il est recommandé de veiller au bon fonctionnement du composteur (sans odeur, moucherons) pour entretenir de bonne relation de voisinage.

Uniquement si vous ne disposez pas d’un espace extérieur, vous pourrez bientôt utiliser le ou les sites de compostage partagé présents dans votre commune. Ce dispositif est en cours de déploiement sur le territoire. N’hésitez pas à nous faire part de votre projet.

Composter les résidus de tonte est possible en petite quantité et séché. Préférez toutefois une utilisation en paillage pour votre jardin. Le paillage n’a que des avantages : arrosage plus limité, moins de “mauvaises” herbes, réutilisation de tonte ou broyage sur place.

La montée en température qui se produit lors du processus de compostage détruit une grande majorité des graines. Cependant par précaution il faut éviter de mettre des plantes montées en graine.

Préférez le recyclage de vos papiers et cartons en les déposant dans un bac dédié (poubelle jaune) ou en déchèterie. Vous leur offrirez ainsi une seconde vie.

Vous pouvez composter occasionnellement vos papiers carton et les boîtes d’œufs, en veillant à les découper en petites portions. ATTENTION cependant à ne pas mettre les cartons et papiers plastifiés, avec des résidus de scotch ou des étiquettes.

Oui ! Cette idée reçue vient du fait que les oranges, citrons, pamplemousses… seraient trop acides. Il faut savoir que les agrumes sont moins acides que certains autres aliments insoupçonnés tels que la tomate, et l’un comme l’autre ne risque pas d’acidifier votre compost tant que vos apports sont diversifiés.

De la même manière que les autres déchets, il est préférable de les découper en petits morceaux. Ainsi, préférez les épluchures découpées en quart plutôt que des demi-peaux d’oranges empilées, cela facilitera leur dégradation.

Oui ! Les aliments non bios ne sont pas un frein à la pratique du compostage.
Ils ne vont pas nuire à la vie du composteur ou produire un compost nocif pour vos plantes.

Oui ! Surtout s’il s’agit de petits apports (restes d’assiettes). Attention tout de même, les déchets cuits en grande quantité peuvent empêcher la bonne circulation de l’air. Si vous avez un apport important de déchet cuits, pensez d’autant plus à l’aérer en le brassant. Pensez avant tout à limitez le gaspillage alimentaire !

Oui ! Cela ne pose pas de problème, ils enrichissent votre compost en sels minéraux. Cependant ils ne seront pas détruits en fin de processus. Vous pouvez les concasser si vous le préférez.

Oui ! Les carcasses de crevettes et autres crustacés se compostent aisément, ils deviennent friables après quelques mois. Les parties molles de ces derniers se décomposent rapidement mais doivent être mélangés aux autres déchets pour éviter les mauvaises odeurs.

Non. La cendre contient des éléments minéraux intéressants pour votre jardin (potassium, calcium…), mais elle risque d’asphyxier votre compost. Préférez alors l’épandage de celle-ci directement dans votre jardin.

Si votre compost sent mauvais, c’est qu’il fermente : c’est-à-dire que vos apports se dégradent sans air, que les bactéries meurent. En premier geste, brassez votre compost à l’aide d’une fourche ou d’un brass compost pour faire circuler l’air : de manière générale, pensez à brasser votre compost régulièrement ! Ensuite, ajoutez de la matière brune qui va vous aider à absorber l’excès d’humidité : idéalement du broyat et/ou des feuilles mortes. Pour plus d’information sur l’aide à la location de broyeur, cliquez ici.

Les moucherons sont attirés par vos déchets sucrés tels que les melons, pêches et autres fruits… Pour vous en débarrasser, pensez à bien enfouir vos apports sur quelques centimètres et à les recouvrir d’une poignée de broyat ou de feuille mortes, voire d’un morceau de carton ou de papier journal.

La présence de fourmis dans le composteur est un signe que le tas de compost est trop sec. Vérifiez d’abord que votre compost ne manque pas d’eau. Sinon, diminuez votre apport en matière sèches (broyat, feuilles mortes, carton brun…).

On imagine parfois que le compost attire forcément les rongeurs, c’est une idée reçue !

Vous avez peu risque de voir apparaitre des rongeurs dans votre compost si vous n’aviez pas constaté leur présence sur votre terrain auparavant.

Dans le cas contraire, quelques conseils pour les déloger :

  • Accentuez votre présence au compost (remuez, dérangez-les !) pour les empêcher de s’installer ;
  • Déplacez votre composteur, un cours d’eau à proximité directe peut favoriser leur présence.

Un compost trop sec s’effrite entre vos doigts, vous ne pouvez pas former un boudin qui se tient. Par ailleurs, vous pouvez observer une moisissure blanche et poudreuse, voir le développement de champignons. Enfin, le compost ne travaille plus, vous n’observez plus de dégagement de chaleur.

Dans ce cas, vous pouvez arroser votre compost pour faire repartir le processus ou diminuer vos apports en déchets secs (broyat, feuilles mortes, carton brun…).

L’un des signes qui doit vous alerter est le dégagement d’odeur. Cela indique que le compost est « étouffé » et fermente. De plus, si vous serrez une poignée de compost dans votre main, vous constatez un écoulement liquide.

Dans ce cas, ajoutez des matières brunes : idéalement du broyat, mais aussi de la sciure, des feuilles mortes, du carton (non plastifié), découpé en petites portions. Pensez également à brasser régulièrement votre tas de compost à l’aide d’une fourche ou d’un brass compost. Pour plus d’information sur l’aide à la location de broyeur, cliquez ici.

Oui ! Surveillez l’humidité de votre compost tout au long de l’année : il peut être un peu plus sec en été (arrosez votre compost) et un peu plus humide en hiver (ajoutez du broyat, copeaux, feuilles mortes…).

Il y a quatre caractéristiques à étudier pour reconnaître un compost mûr :

  • La couleur : un compost mûr a une couleur brune à noire ;
  • L’odeur : un compost mûr ne doit dégager aucune odeur désagréable et avoir un parfum de “sous-bois” ;
  • L’apparence : Si vous pouvez encore reconnaître des déchets dans votre compost, cela signifie que tout n’a pas été dégradé. Il faut patienter encore un peu. NB : Les os, coquilles d’œufs, de moules et d’huître ne se décomposent pas au cours du processus, vous pouvez les concasser si vous le préférez ou bien les laisser telles quelles dans votre compost.
  • La diminution du nombre de vers.

Si les règles de base concernant l’humidité et l’aération sont respectées, le compost est habituellement prêt en moins d’une année (9 à 12 mois) et c’est à ce moment qu’il est le plus équilibré pour être utilisé dans votre jardin.

Vous pouvez le récolter un peu plus tôt, lorsqu’il est encore plein de vers, mais ATTENTION, il sera beaucoup plus riche et n’est pas conseillé pour la germination. Coupez-le avec au moins 2/3 de terre ou de terreau.

Le compost est une merveilleuse ressource pour le jardin, faites-en profiter vos voisins ou vos proches si vous n’en avez pas l’utilité.

Il est toutefois possible de ne jamais récolter votre compost : si vous gérez régulièrement vos apports et votre présence auprès de votre composteur, le niveau de celui-ci va régulièrement descendre lors de la décomposition des apports.

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